Fable : Le chat, le chien et le paysan

 

Le chat, le chien et le paysan

 

Allongé sur la toiture de la maison,

Un chat s’adonnait à une longue sieste ;

Son maître suait, occupé aux fenaisons

Mais le petit minet ne faisait pas un geste.

Le chien stationnait là près de la clôture

Surveillant le troupeau des brebis qui broutait,

C’était un border collie de race pure,

Qui a longueur d’année ces ovins escortait.

Lorsque la nuit tomba tout le monde rentra

Car le travail avait ouvert les appétits.

Sur son assiette tout le monde se centra,

De l’homme le plus grand au chat le plus petit.

L’homme mangea un plat, une entrée, un dessert,

Et notre toutou se contenta des restes ;

Mais notre minet se prenant pour un expert,

Trouvait ces mets pour lui, beaucoup trop indigestes.

Il miaula comme un fou arrondissant le dos,

Et réclama qu’on lui serve des croquettes,

Et pourquoi pas un avantageux tournedos,

Ou une douzaine de bergeronnettes ?

Le pauvre s’était énormément fatigué,

Allongé au soleil sur cette toiture !

A même les tuiles son corps avait vagué,

Sans qu’on lui plaçât la moindre couverture !.....

Alors révolté devant tant d’injustice,

Il laboura le bras de son maître surpris,

Estimant qu’il n’était rien moins que justice,

Que de châtier un homme si malappris.

 

Si un « dit » ami s’invite à votre table,

Et veut vous imposer son alimentation,

Renvoyez-le énergiquement au diable,

Avant qu’il ne vous expulse, de votre maison.

 

Ne déduisez point que j’éprouve pour les chats,

Le moindre sentiment discriminatoire,

Il fallait bien que ma fable se raccrochât ,

A un animal qui serve d’accessoire !

 

Merci de votre compréhension !

 

Em. Le Bûcheron

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